On voyait notamment un couple de gens aisés qui vivaient avec 3 autres personnes dans un appartement pour "monopoliser les ressources" et ainsi consommer moins. Ils avaient conçu un compost dans un tiroir d'un meuble, en ayant acheté des lombrics pour transformer les épluchures de légume en terreau.
Ensuite, une femme professeur d'éducation physique, avait tout abandonné après son divorce et avait acheté un terrain dans les Hautes Alpes ainsi qu'un yourte. Elle élevait des ânes et vivait financièrement en accueillant des groupes de jeunes handicapés qu'elle emmenait en promenage sur les ânes.
C'est quand même amusant que de voir que c'est uniquement dans les pays riches et industrialisés que l'on a des problèmes de conscience à vivre dans le confort. Est-on devenu blasé d'être bien installé ? Devrait-on prendre des vacances en Afrique ou en Europe de l'Est ?
La préservation de la planète n'est-il qu'une excuse pour entamer ce mode de vie ? La question peut se poser. La destruction de la planète, oui, mais en partie uniquement. Ne pensez-vous pas que la planète nous survivra ? Ne pensez-vous pas que l'on sera mort bien avant la fin de la planète ? Ne pensez-vous pas que lorsque la planète sera débarassée de tous les cafards qui la détruit, elle ne saura pas se régénérer d'elle même, plus belle et plus jeune qu'on ne l'a jamais connue ?
Ces "retours à la nature", certes très en vogue, ne sont-ils pas dérisoires, une goutte d'eau dans un océan ? N'est-ce pas viable uniquement pendant une période limitée de pouvoir vivre dans des conditions rudes, dans la nature ? Cela a t'il une quelconque utilité même, à part celle de se donner un pseudo-bonne conscience, comparé aux milliards d'habitant de la planète qui polluent "normalement" ?
Est ce que l'on ne continue pas à polluer, même en vivant dans la nature ? Est-ce que pour cesser de polluer, et pour préserver vraiment la planète, ne faut-il pas être mort finalement ?
Je sais, je suis bizarre. Mais curieuse de voir ce que cet article va susciter.


